Murat Altuntas, MD Construction MA : « Actuellement, Xella avec les solutions Hebel est seul à être capable de sortir de très gros volumes en si peu de temps ! »

Pour les constructions massives et les chantiers XXL, comme les plateformes logistiques et les grands bâtiments pour l’industrie, la production, les halles des sports, les bureaux ou les administrations, les bardages en béton cellulaire Hebel sont devenus un atout incontournable. Coupe-feu, isolants, rapides à mettre en œuvre, ces solutions sont plébiscitées aujourd’hui sur les chantiers d’envergures, notamment par des entreprises spécialisées. C’est le cas de MD Construction MA, société drômoise basée à Montélimar (26), experte depuis plus de 20 ans dans ce domaine. 
Rencontre avec son dirigeant Murat Altuntas, partenaire de longue date de Xella pour les solutions Hebel.

 

Pouvez-vous nous présenter MD Construction MA ?
Murat Altuntas :
L’entreprise a été créée il y a 24 ans et compte aujourd’hui une cinquantaine de salariés, dont deux conducteurs de travaux et un bureau d’études interne. Je l’ai rachetée il y a une dizaine d’années. Nous sommes spécialisés dans les chantiers XXL, beaucoup de plateformes logistiques. MD Construction MA réalise la pose de bardages de béton cellulaire et la pose de charpente béton. Nous sommes équipés de grues automotrices allant de 90 à 130 tonnes et de chariots élévateurs pour élever le béton cellulaire. Nous opérons majoritairement en France mais également à l’étranger, en Italie, au Luxembourg, en Irlande ou encore en Espagne. Actuellement, nous avons des chantiers en région parisienne, à Troyes, à Lille, à Marseille et à Toulouse. 

Murat Altuntas

 

Pourquoi avez-vous choisi les solutions Hebel, les dalles en béton cellulaire ?
Murat Altuntas :
L’un des principaux atouts du matériaux, c’est que c’est un produit fini. Il apporte une solution technique rapide sur la phase de chantier. On gagne beaucoup de temps parce que c’est une pose mécanique. Nous n’avons pas besoin de réaliser des coffrages coulés avec de longs temps de séchage. On va beaucoup plus vite. Ce sont de gros éléments qui permettent aussi d’aller plus vite sur des volumes importants. Poser une plaque de 3,6 m2 va relativement vite. Et c’est un produit qui est assez maniable et qui donne beaucoup de liberté. Pour donner un exemple, si pour une raison quelconque il y a une erreur dans le dimensionnement, avec un panneau béton, on est assez souvent obligé de le renvoyer. Avec le béton cellulaire, on pourra prendre une tronçonneuse et le moduler, l’adapter au chantier, même si le client s’est trompé ou qu’il y a une modification de dernière minute. C’est un produit modulable et léger. C’est ce qui permet d’avoir un grutage moins contraignant. Aussi, comme on est en pose mécanique, même s’il pleut ou qu’il y a des températures négatives, on peut continuer à poser sans avoir à stopper le chantier.
On peut aussi réaliser une pose sous toiture pour des murs coupe-feu dans le cadre de bâtiments exigeant la norme ICPE.


Atouts des solutions Hebel : coupe-feu, flexibilité, maniabilité, aspect et économies générées

 

Pour construire des plateformes logistiques, les performances coupe-feu du béton cellulaire sont aussi un atout ?
Murat Altuntas :
L’aspect coupe-feu est effectivement une des grandes forces du produit. Aujourd’hui, sur le marché, le béton cellulaire en épaisseur 15 cm est coupe-feu jusqu’à 240 minutes. Son concurrent, le béton doit lui passer en 17,5 cm pour réaliser les mêmes performances. Le béton cellulaire est donc automatiquement plus compétitif et moins coûteux sur un coupe-feu 4 heures. Ce point est une exigence forte de nos clients. Et lorsque l’on construit des grosses plateformes XXL, on nous demande très souvent, entre deux cellules, de mettre un mur coupe-feu 240 minutes.
Dans ce cas, le béton cellulaire s’impose de lui-même.

 

Vous êtes donc devenu prescripteur des bardages en béton cellulaire auprès de vos clients ?
Murat Altuntas :
Évidemment, je fais en sort de proposer ce matériau sur de nombreux projets. J’explique aux clients que l’on va gagner en technique : sur la flexibilité et la maniabilité du produit. Le fait que ce soit un matériau léger évite aussi d’exercer une charge trop forte sur les fondations. Nous apportons donc des solutions au cas par cas. Je leur dis aussi que l’aspect extérieur du béton cellulaire est aussi un atout. Le fait qu’il soit blanc, alors que son concurrent est gris, nous permet d’apporter plus de lumière sur des bâtiments où l’on essaye de réaliser des économies d’énergie en matière d’éclairage. Enfin l’argument de la rapidité de pose pèse sur le volet économique qui est évidemment primordial.

 

Des chantiers XXL pour Conforama ou Scadif (centrale d’achat d’E. Leclerc)

 

De quand date votre partenariat avec la marque Hebel ?
Murat Altuntas :
Nous posons des bardages de béton cellulaire Hebel depuis la création de l’entreprise, c’est-à-dire depuis 24 ans. Aujourd’hui, nous sommes leaders du marché français. Nous avons une très bonne relation avec les équipes Xella, très sincère et très transparente. Je me déplace régulièrement dans leurs usines en Belgique et aux Pays-Bas. Je me rends sur ces sites de production pour mieux comprendre l’organisation et ainsi, en tant que poseur, leur apporter aussi un retour d’expérience. Sur les chantiers complexes, notre savoir-faire amène évidemment de la valeur ajoutée. Pour les parties notes de calculs, PV, coupe-feu, c’est le bureau d’études Xella qui amène son expertise, en collaboration avec notre bureau d’études interne. Avec les solutions Hebel, on essaye d’avancer ensemble, de faire évoluer le produit, pour le rendre encore plus modulable.

 

C’est justement ce qui s’est passé avec les bardages de 12 mètres. Vous avez contribué à leur conception aux côtés de Xella ?
Murat Altuntas :
C’est un produit que nous avons mis plusieurs années à développer. L’idée était de développer un béton cellulaire imbriqué-collé. Pour y parvenir, nous avons beaucoup travaillé aux côtés de Pascal Meulders, Directeur commercial et ingénieur, pour le compte des solutions Hebel. C’est vraiment lui qui a réussi à apporter sa touche finale sur le projet. L’un des moments importants, c’était un chantier que nous avions à Lille et sur lequel nous avions un problème d’approvisionnement des bardages. C’est là que nous avons décidé de nous lancer avec l’imbriqué-collé alors que nous n’avions pas encore le PV. Pascal Meulders a tout fait pour que ce soit possible avec le bureau de contrôle. Nous avons alors pu faire un premier test et nous avons réalisé notre premier chantier avec un mur de 1 000 m2. Et tout s’est très bien passé. Nous étions tous étonnés de la rapidité et de la facilité de pose du produit. Xella a alors un peu plus développé le produit et nous avons enchaîné sur d’autres chantiers. C’est là que j’ai proposé de le mettre en œuvre sur le chantier de la plateforme logistique de Conforama en région parisienne, pour le compte du contractant général le Groupe IDEC.  
J’ai pris des risques car j’étais persuadé du résultat.

CHANTIER GSE – SCADIF 77 REAU

 

« C’est très satisfaisant et très rassurant d’avoir une telle qualité de collaboration avec Xella et Hebel pour les solutions de protection incendie »

 

Parlez-nous justement de cette réalisation référence ?
Murat Altuntas :
Il s’agit de la plus grosse plateforme logistique d’Europe, une plateforme Conforama réalisée en Seine-et-Marne et qui faisait 180 000 m2 au sol. Pour ce projet, la solution Hebel s’imposait par rapport à la rapidité de production du produit. Actuellement, Xella avec les solutions Hebel est seul à être capable de sortir d’aussi gros volumes en si peu de temps. Pour cette plateforme, il y avait environ 60 000 m² de murs coupe-feu en béton cellulaire avec le process XXL. Les capacités d’approvisionnement et la vitesse de pose ont été les clés de ce projet, en plus du bardage de 12 mètres que nous avions développé ensemble avec Xella.
C’est la confiance mutuelle avec leur bureau d’études et le Groupe IDEC qui a rendu possible cette réussite.
En région parisienne également, nous avons réalisé un bâtiment XXL en grande hauteur, de 36 mètres. C’était une grosse plateforme logistique pour Scadif, la filiale de Leclerc, avec le contractant général Groupe GSE.

CHANTIER GSE – SCADIF 77 REAU

 

Et puis, il y a un autre très gros projet actuellement, très exigeant, dans la région d’Amiens ?
Murat Altuntas :
Oui, il s’agit du projet Ynsect, mis en œuvre avec le groupe Legendre. Cette fois, le béton cellulaire s’est imposé surtout grâce à sa légèreté et à sa descente de charge considérablement plus faible que celle du panneau béton. C’est un bâtiment qui fait 35 mètres de hauteur avec une charpente métallique. Il fallait donc économiser sur les descentes de charges par rapport aux fondations. Il y a aussi des passages très réduits où il aurait été difficile de mettre en œuvre le béton. Avec le béton cellulaire, on profite d’une plus grande maniabilité. En tout, nous avons posé 25 000 m2 de bardage Hebel. Pour ce projet, nous avons eu l’assistance du bureau d’études de Xella sur le calcul de résistance des points de fixation. S’il n’y avait pas eu cet appui, nous n’aurions pas eu le projet. C’est un chantier très complexe techniquement. Il fallait trouver une typologie de fixations spéciales adaptées à la charpente métallique. Xella a su répondre à la demande du bureau de contrôle et du cahier des charges. C’est très satisfaisant et très rassurant d’avoir une telle qualité de collaboration avec Xella.


CHANTIER LEGENDRE YNSECT YNFARM 80 POULAINVILLE