William Petit, auto-constructeur en béton cellulaire : « Se projeter sur les frais de chauffage et le confort attendu ! »

A St Julien sur Veyle, dans l’Ain, entre la Dombes et la Bresse, William Petit est fier de faire visiter sa maison. Une bâtisse de 300 m² qu’il a lui-même conçue et construite en solution béton cellulaire Ytong. Facilité de mise en œuvre, confort, économies d’énergie, 6 ans après son emménagement, c’était l’occasion d’aller à sa rencontre !
 

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans l’auto-construction?
William Petit : C’est un argument purement économique. Quand on a un projet de construction, on alloue une enveloppe budgétaire à ce projet, on dit d’ailleurs souvent que c’est le projet d’une vie. Il y a plusieurs possibilités : acheter de l’existant, acheter un bien à rénover avec des travaux à réaliser ou alors faire du neuf. Pour chaque possibilité, il y a 2 choix : soit on fait intervenir un professionnel, soit on fait soi-même. L’idée avec l’auto-construction, c’est évidemment d’optimiser les coûts et d’obtenir, à partir d’un enveloppe budgétaire non extensible, une surface plus importante !


Comment ont-été réalisés les plans ?
William Petit : J’ai fait mes plans moi-même et les ai fait valider par un architecte. N’étant évidemment pas équipé comme une entreprise du bâtiment, il a fallu que je fasse les choses de manière assez simples et cohérentes. J’ai créé des cellules répétitives, des carrés et des rectangles. J’ai opté pour un plancher de dalle en béton cellulaire, ce qui a orienté le dessin de mon projet pour éviter d’avoir des longueurs de dalles différentes. La maison est plutôt en forme de L. Il y a donc 220 m² habitables et un garage de 60 m², plus 100 m² de combles. La maison n’est pas de plain-pied, ce sont des demi-niveaux dû à une configuration de terrain en pente à 10%.

2 ans de construction durant les vacances et les week-ends

Combien de temps a duré le chantier ?
William Petit : J’ai attaqué le projet en juin 2010. Sur la partie gros œuvre-couverture, j’ai mis une année pour faire le hors-d’air, hors-d’eau. Je travaillais toutes mes vacances et tous mes week-ends. J’étais avec mon père qui me donnait un coup de main. Et de temps en temps, il y avait une ou deux personnes de plus. Après, j’ai encore mis un an pour réaliser tout ce qui était aménagement intérieur, peintures, cloisons, sols… J’ai emménagé dans la maison, 2 ans après le début du projet, le 14 juillet 2012. 

Comment votre choix s’est porté sur une maçonnerie en béton cellulaire ?
William Petit : Je connaissais le produit parce que mon père avait travaillé 30 ans dans le secteur. J’ai tout de même fait une étude comparative sur les performances thermiques et les économies de chauffage que je pouvais réaliser selon les différents matériaux et le béton cellulaire s’est imposé de part ses caractéristiques mais aussi de part son approche écologique : il est labellisé Natureplus, gage de ses performances au niveau santé, environnement et efficacité fonctionnelle . Lorsque l’on fait une maison, il faut se projeter sur les frais de chauffage, sur le confort attendu en hiver comme en été, le bien être des ses occupants et sur le coût d’entretien. 

Dalles en béton cellulaire, mur en Thermo 30 et ITI minérale avec le Mutlipor

Quels sont les solutions en béton cellulaire que vous avez utilisées ?
William Petit : Dans ma maison, il y a quasiment toute la gamme des produits Ytong ! Les murs sont conçus à base de Thermo 30. Contre les murs, je n’ai ni plaques de plâtre, ni laine de verre mais un doublage intérieur en Multipor de 8 cm que j’ai enduit. Le complexe mur/isolant permet ainsi, de part sa composition minérale homogène, une respiration naturelle de la maison et une performance thermique pérenne proche de celle des maisons passives. Les cloisons séparatives sont également en béton cellulaire de 10 cm d’épaisseur ; leur mise en œuvre en a été facilité par la grande taille des carreaux et leur faible poids .Et puis les dalles des planchers sont également dans ce matériau ce qui réduit fortement les pont thermiques.

Justement, quel est l’avantage des dalles en béton cellulaire ?
William Petit : Quand on est auto-constructeur, le plancher en béton cellulaire permet d’avancer beaucoup plus vite parce qu’il n’y a pas de coulée de béton, on n’a pas besoin de mettre des forêts d’étais et d’attendre que le tout prenne et pas non plus de dalle de compression. C’est immédiat, on peut tout de suite attaquer la mise en œuvre de la maçonnerie. D’ailleurs, poser les planchers a été très rapide : 100 m² à 2 personnes en une matinée en moyenne ! Les solutions Ytong étant des produits légers et facilement manipulable, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière. Il faut juste être méticuleux. Mais je m’étais bien préparé en me documentant et ensuite j’ai bénéficié d’un accompagnement de la part de Xella.

Quand vous avez emménagé à l’été 2012, la maison était-elle complètement terminée ?
William Petit : Non, la maison n’était pas finie car elle n’était pas encore enduite. L’avantage du béton cellulaire est là, c’est un matériau qui est naturellement étanche à l’air et résiste à l’eau. J’ai finalement enduit la maison 2 ans plus tard en laissant passé 2 hivers et un été complètement exposé. Le béton cellulaire permet d’étaler les dépenses quand on n’a pas forcément les moyens de se payer une façade tout de suite. 

Seulement 300 euros par an de chauffage pour 220 m² de surface et pas besoin de clim !

Après 6 ans passés dans cette maison, quel est le constat ?
William Petit : Le constat est plutôt agréable. C’est une belle maison avec de belles performances. J’ai une petite pompe à chaleur air/eau avec un chauffage au sol sur tout le bâtiment, couplé à une orientation Sud / Sud-Ouest, les 220 m² à chauffer me reviennent à 300 euros par an pour une température de confort de 20.5°C. Je suis pourtant dans une zone au nord de l’Ain où il peut y avoir des hivers assez froids. 
Le déphasage aussi est important. C’est la capacité du bâtiment à restituer l’énergie qu’il emmagasine. L’avantage du béton cellulaire, c’est que la maison conserve la chaleur en hiver et reste fraîche l’été, tout comme les vieilles maisons en pierres ou en pisé sans l’humidité. Récemment avec la canicule, je n’avais jamais plus de 25 degrés dans la maison. On n’a pas besoin de climatisation. C’est encore une économie d’énergie.

Et qu’en est-il en terme de confort ?
William Petit : En 6 ans, je l’ai déjà fait visiter à beaucoup de gens et le ressenti est toujours le même, cette impression d’être dans un cocon. C’est un matériau où l’air est sain. Souvent, l’humidité amène le froid et là, on n’a pas cet aspect-là. C’est vraiment un confort particulier, qui est propre au béton cellulaire. On peut difficilement l’expliquer, c’est pour ça que je fais venir ceux qui se posent des questions !