Du béton cellulaire pour la rénovation énergétique d’un prieuré du 13e siècle !

Prieuré en béton cellulaire Ytong

Dans les Yvelines, à Lévis-Saint-Nom, un ancien architecte, Bruno Lecerf, a fait l’acquisition d’un prieuré datant du Moyen-Age pour en faire son habitation principale. L’homme s’est attaqué à un défi de taille : son ambition était d’atteindre un besoin de chaleur de chauffage de 50 kWh/m ² /an. Le panneau minéral Multipor a été le produit clé qui lui a permis d’atteindre son objectif. Récit d’un chantier référence !

Bruno Lecerf, proprietaire du Prieuré et ancien architecte

Le Prieuré racheté il y a 2 ans par Bruno Lecerf date, au moins en partie, du 13e siècle. Jusqu’à la Révolution, la chapelle servait de lieu de culte et était adossée à une maison d’habitation. Ces 2 espaces, à l’origine, ne communiquaient pas. Lorsque l’architecte a découvert le site, il n’a pas longtemps hésité. « Plus que d’une maison, je rêvais d’un lieu unique et là, le coup de cœur a été total ! » L’ensemble des bâtiments a été acquis pour 380 000 euros.

Un défi énergétique

Mais voilà, comme l’a très vite constaté Bruno Lecerf : « un prieuré du 13e siècle, c’est certes très joli, mais c’est énergivore ! » Les murs, pourtant épais de 85 à 110 cm, laissaient passer le froid et l’humidité. « Ce bâtiment de 110 m² mal isolé coûtait 3 000 à 4 000 euros par an en charges de fonctionnement à ses anciens propriétaires. » L’objectif de son nouvel acquéreur était de le mettre aux normes des bâtiments actuels. Une étude thermique a donc été menée et un objectif précis a été fixé : « je voulais que le bâtiment me coûte 100 euros par mois, tout compris : eau, électricité et chauffage. »

Intérieur du prieuré

Un seul choix possible : Multipor

Seul les panneaux Multipor pouvait répondre aux exigences thermiques et techniques définies avec le bureau d’études, Positive Home. Bruno Lecerf s’inscrit, avec ce chantier, dans une démarche de développement durable et, pour lui, cela implique d’abord un mode de développement économique : « C’était le meilleur rapport qualité-prix. » Ensuite, il devait répondre à un certain nombre de contraintes.  Sur la partie extérieure, Bruno Lecerf ne pouvait rien faire. « L’architecte des Bâtiments de France m’a prévenu qu’il était impossible de toucher. Il fallait donc forcément réaliser une isolation thermique par l’intérieur. » Ensuite, il était impératif de tenir compte de l’épaisseur des murs. « Je ne pouvais pas encore me permettre de prendre 20 cm à l’intérieur sur chaque mur. » Les panneaux Multipor constitués des mêmes matières naturelles que le béton cellulaire s’est donc très vite imposé comme le matériau qui permettait une isolation performante, qui ne prenait pas trop de place à l’intérieur et qui laissait respirer la maison, « des matériaux qui permettent tout ça, il n’y en a pas 50 ! »

Un travail d’orfèvre, un chantier référence

Ce matériau devait aussi s’adapter aux pierres existantes et à des murs qui n’étaient jamais droits. Avec Multipor, Bruno Lecerf s’est transformé en sculpteur. « À l’intérieur de la chapelle, j’ai pu tailler les blocs en arc-de-cercle pour faire une voûte. On peut vraiment adapter le matériau à la courbe. » Et cela, tout en conservant les propriétés mécaniques et techniques du matériau. « Le panneau minéral se travaille très bien, il suffit d’une scie, du papier de verre et d’un peu d’imagination ! »
Bruno Lecerf a opté pour Multipor. Il s’agit de panneaux isolants de 100 mm d’épaisseur qui permettent une résistance thermique R = 2,22 m2 .K/W. Ce sont finalement 100 m³ de Multipor qui ont été nécessaires pour la réalisation des travaux. Aujourd’hui, l’ingénieur commercial d’Ytong en charge de ce projet, Grégoire Lobjois, considère ce projet comme une référence. « C’est un chantier qui est techniquement magnifique, on ne peut pas faire de meilleure publicité pour Multipor ! »

La voûte avec ses blocs en arc-de-cercle

Une nouvelle vie pour le Prieuré de Lévis

Grâce à son travail et à l’aide des artisans du réseau Respire Habitat (BV Pierres pour la maçonnerie, Rasmussen SARL pour la plomberie et Sylvain Guillemant pour l’électricité), Bruno Lecerf a pu transformer les lieux. « J’ai ouvert 2 passages entre la chapelle et la maison, dont l’un va rester un passage secret. Sur la partie maison, il y a une cuisine, une pièce à vivre et une partie technique avec un ballon thermodynamique. Dans la chapelle, il y aura un salon. » Pour arriver à la mezzanine, un escalier-bibliothèque va être réalisé pour arriver à une chambre. Pour Bruno Lecerf, l’idée était de concilier conservation de l’esprit du lieu et performances énergétiques : mission accomplie… Emménagement prévu en mai prochain !