Multiplication des emplois verts en Ile-de-France

Les nouvelles réglementations et préoccupations en faveur de l’environnement font se développer de nouveaux emplois « verts ». 246.000 emplois du bâtiment en Ile-de-France seraient liés à cette nouvelle économie verte… Un secteur qui doit en effet s’adapter et se spécialiser afin de toujours coller à la réalité du marché… et de ses nouvelles lois.


Une récente note de la Direction départementale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) explique que les emplois liés à l’économie verte se multiplient… Tout en  distinguant les emplois « verts » des emplois « verdissants ». Explications.

Professions vertes : les confirmées

Il y a d’un coté les professions vertes, à savoir celles dont les compétences dans le domaine de l’environnement sont avérées. Leur objectif : mesurer, pressentir et limiter/corriger les dommages sur l’environnement. En Ile-de-France, cela représente 26.400 salariés. On retrouve parmi les professions vertes au sens national, 40% d’ouvriers, d’où une représentation très masculine. Les femmes sont davantage représentées dans des postes d’ingénieurs et de cadres techniques de l’environnement.

Professions verdissantes : les nouvelles compétences

De l’autre coté, les professions verdissantes : elles n’ont pas une finalité environnementale mais intègrent de nouvelles compétences environnementales dans leurs métiers actuels.

Exemple : animateurs socio-culturels, ingénieurs BTP, chercheurs, ouvriers du bâtiment…

Dans le bâtiment, les activités se raccrochant à l’économie verte sont l’isolation, l’étanchéité, la fabrication de produits industriels plus efficaces…

La DRIEE explique que « les professions du bâtiment sont concernées par l’amélioration de la performance énergétique, notamment les techniques d’éco-construction. Le chef de chantier doit appréhender la coordination des différents corps de métiers pour garantir l’efficacité énergétique du bâti ».


Elle souligne également l’importance de l’adaptation dans le secteur du bâtiment. En pleine mutation et soumis a de nouvelles réglementations régulièrement, les acteurs de la construction se doivent de suivre le rythme et de se former.
D’après la DRIEE, « pour répondre aux besoins de la transition écologique, un enjeu important réside dans l’adaptation des formations initiales et professionnelles et dans l’intégration des compétences environnementales pour l’ensemble des professions vertes et verdissantes. Les programmes de formation doivent ainsi s’adapter pour y introduire les gestes techniques, connaissances et compétences rendus nécessaires par la transition écologique ».