Frédéric Muller, auto-constructeur : « Un régal de construire en béton cellulaire Ytong ! »

Ce n’est pas qu’un toit et 4 murs, c’est un véritable projet de vie qu’a mené à bien Frédéric Muller. A 38 ans, ce responsable en simulation numérique crash dans l’automobile a emménagé au mois de mai avec sa famille dans cette maison qu’il a imaginé et construit lui-même dans la commune de Bréchaumont en Alsace. Une aventure qui aura duré un peu plus de 6 ans et qu’il a fait partager sur son blog. Alors pour donner corps à son idéal d’une maison saine et responsable, il a choisi les solutions en béton cellulaire Ytong. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne le regrette pas !

D’où vient ce projet d’auto-construction, racontez-nous sa génèse ?
Frédéric Muller :
Au début je voulais faire construire ma maison, mais je voulais qu’elle me ressemble, qu’elle soit réalisée dans le respect de mes valeurs : qu’elle soit basse consommation avec un minimum d’apport en chauffage. C’est dans ce cadre que j’ai commencé à m’intéresser aux performances thermiques des différents matériaux et j’ai découvert que le béton cellulaire était très intéressant. Que c’est un produit sain obtenu avec des matières naturelles : la chaux, le sable, etc.

Frédéric Muller, auto-constructeur satisfait !
Comment avez-vous dessiné et conçu les plans ?
Frédéric Muller :
Concernant les plans et le design, de par mon métier précédent de concepteur mécanique dans un bureau d’études, j’ai pu les réaliser moi-même. Après j’ai beaucoup lu, je me suis documenté via des blogs sympas d’auto-constructeurs notamment, j’ai rencontré des gens du métier du bâtiment pour comprendre les façons de faire, comment supprimer les ponts thermiques, quels sont les meilleurs matériaux…

Livraison des blocs Ytong

"Jai pu aller très vite pour monter les murs!"

Le gros œuvre « est allé très vite ! »

Justement comment avez-vous connu le béton cellulaire Ytong ?
Frédéric Muller :
Par le blog d’une personne qui a construit sa maison près de Nancy avec ce matériau. Il a accepté que je vienne la voir et j’ai été immédiatement convaincu. Il m’a dirigé vers la société Eberhart à Woustviller, juste à côté de Sarreguemines, qui en vendait et qui a été de très bon conseil. C’est par son biais que j’ai pu travailler avec un bureau d’études en thermique compétent (société EECO) qui m’a aidé sur tous les calculs d’étanchéité à l’air, le traitement des ponts thermiques et à trouver des solutions pour encore améliorer la performance thermique du bâtiment.

Il a ensuite fallu passer à l’étape de la mise en œuvre, aux choses sérieuses !
Frédéric Muller :
Oui et il faut savoir que même si je maçonnais un peu, je n’étais pas du tout du métier. Pourtant ça s’est parfaitement bien passé. J’avais un peu peur de la première ligne de blocs qu’il faut arriver à faire bien plane, alors je l’ai faite avec beaucoup de précision. Cette précision a été payante car j’ai pu aller très vite ensuite pour monter les murs. Je passais mon peigne et les blocs s’empilaient : un régal ! D’ailleurs pour l’isolation par l’extérieur en Multipor, le fait d’avoir monté les murs très droits et que les blocs Ytong ont une bonne géométrie avec des faces bien lisses, je n’ai eu aucun mal à coller les panneaux.
Même chose pour l’intégration des poutres de la charpente. Le béton cellulaire est très facile à tailler. Le plus dur aura finalement était de faire les chainages. Mais dans l’ensemble, je n’ai eu aucun problème, je suis très satisfait !
Tout le gros œuvre a été fait en 2 années (printemps + été à raison de quelques soirs dans la semaine et la journée de samedi uniquement) : une première pour le sous-sol et couler la dalle- et la seconde pour monter les murs du rez-de-chaussée.

Un été pour monter les murs du rez-de-chausséePose de l'isolation par l'extérieure en Multipor

Comment Ytong vous a accompagné dans ce projet ?
Frédéric Muller :
Je tiens à dire qu’à chaque fois que j’ai eu une question, que ce soit par mail, par téléphone ou directement sur le chantier, j’ai parfaitement été renseigné par les partenaires Ytong. Et ce à tous les stades du projet : sur la préparation, sur les solutions à employer et sur la mise en œuvre, un technicien est même venu me voir sur place. Et les guides explicatifs, qui sont très bien rédigés, m’ont également aidé. Pour quelqu’un qui construit sa maison lui-même, c’est vraiment simple et adapté.

Aucun problème de fissures ou d’humidité

Alors maintenant que vous l’habitez cette maison, quelles sont vos premières impressions ?
Frédéric Muller :
Il faudra avoir passé un premier hiver à l’intérieur pour vraiment se rendre compte, mais je peux vous dire qu’avec les coups de chaud que l’on a eu ces dernières semaines, la maison garde bien la fraicheur, il y a un vrai confort de vie. Comme j’ai réalisé une petite installation avec une VMC double flux couplée avec un puits canadien, le tout géré par un automate (système  AeroTero conçu par Bruno HERZOG !), je peux vraiment voir comment la maison se comporte et à quel point les écarts de températures sont maitrisés, l’inertie thermique du matériau est réelle !

A peine habitée, la maison offre un réel confort !

Quelles sont les questions qui vont ont été posés sur votre blog ?
Frédéric Muller :
Des gens m’ont demandé si le béton cellulaire fissure. Evidemment que quelques microfissures peuvent apparaître, mais je leur dis que ce n’est pas dû spécifiquement à ce matériau. C’est un phénomène normal le temps que la maison se mette en place sur le terrain avec son poids et toutes les différentes raideurs de l’ouvrage. J’ai pu vérifier cette théorie puisque j’ai construit ma maison en plusieurs étapes et sur plusieurs années. Et depuis que le gros œuvre et la pose du toit sont terminés, je peux vous garantir que la maison n’a jamais fait apparaître de micro-fissures !
On m’a demandé également si je n’avais pas d’humidité. Là je réponds qu’au contraire, le béton cellulaire est un matériau qui respire et qui présente donc une hydrorégulation au top ! Par exemple, l’air n’est pas du tout humide dans ma salle de bain, dans ma cuisine ainsi que dans ma cave semi-enterrée qui est faite, elle aussi, en béton cellulaire.
D’ailleurs je ne peux que conseiller à quiconque qui se lance dans ce projet d’opter pour cette solution !