Habitat libre, partenaire Ytong Inside : « Performances énergétiques et béton cellulaire sont notre marque de fabrique ! »

A la tête de l’entreprise de construction Habitat libre, Norbert Richard et Driss Frid, ont toujours eu la volonté de proposer à leurs clients des maisons très performantes sur le plan énergétique. Après avoir essayé d’autres matériaux à leurs débuts, ils ont vite été convaincus par les arguments du béton cellulaire. Aujourd’hui, sur le secteur de l’Ain, ils apparaissent comme des entrepreneurs innovants avec des maisons 100% sur-mesure et 100% béton cellulaire. Rencontre avec l’un des associés, Driss Frid.

Comment avez-vous réussi à positionner Habitat libre comme une entreprise innovante du secteur ?
Driss Frid :
Ce sont avant tout des convictions et une volonté commune : celle de proposer à nos clients le confort et la qualité. A la base, je suis un technicien du bâtiment et avec notre équipe, nous avons toujours recherché la performance énergétique. Il y a 10 ans, nous avons décidé de nous démarquer de nos confrères constructeurs en choisissant pour un mode constructif différent et  également pour atteindre un certain niveau de performance pour nos constructions. Nous avons été séduit par le béton cellulaire, c’est un matériau noble et aucun constructeur n’utilisait ce matériau dans notre région. Aujourd’hui nous réalisons 35 à 40 maisons par an, et toutes sont en béton cellulaires. Nous sommes les seuls sur le secteur à utiliser ce mode constructif. Nos constructions sont facilement reconnaissables sur les chantiers, lorsqu’une maison est blanche, vous savez que c’est une maison Habitat libre… c’est devenu aussi notre marque de reconnaissance !

L’enjeu pour la construction : le coût de l’énergie

Sur quelle question centrale repose un projet de maison pour les futurs propriétaires ?
Driss Frid :
C’est clairement sur le coût de l’énergie car celle-ci augmente de plus en plus. Opter pour un matériau qui permet de faire des économies d’énergie est un grand atout pour nos clients. Récemment, nous avons fait évaluer 2 constructions de 136 m² par EDF, l’une de plain-pied et l’autre avec un étage. Toutes énergies confondues, nous atteignions 520 euros de dépenses à l’année. De tels résultats nous permettent de valoriser ce mode constructif qu’est le béton cellulaire avec les autres matériaux de nos constructions et bien sur les artisans qui les mettent en œuvre. Aujourd’hui les clients sont conscients du coût de l’énergie et des augmentations futures.  C’est pourquoi, certains choisissent précisément ce matériau qui offre des possibilités d’économie.Nous avons des clients qui reviennent nous voir pour un 2e ou un 3e projet…

L'équipe d’Habitat Libre - Driss Frid se trouve à droite

Justement, la sensibilité des clients est-elle de plus en plus importante autour de ces questions énergétiques ?
Driss Frid :
Non, ce n’est pas nouveau. Si nous avons fait le choix du béton cellulaire, il y a 10 ans c’est qu’il y avait une demande. Les couts d’énergie étaient déjà pris en compte par le public.
Le fait de basculer à 100% sur ce matériau nous a permis d’être présent à part entière sur ce marché. Comme nous sommes en avance sur d’autres confrères, nous savons que nous n’avons pas besoin de déguiser nos maisons, de rajouter absolument d’autres matériaux en énergies renouvelable comme le photovoltaïque ou de la thermodynamique pour répondre aux normes de la Réglementation Thermique en vigueur (RT2012) . Notre bâti est tellement performant que c’est un produit simple à construire. C’est devenu un vrai modèle économique.

Un projet de maison labellisée E3C1

Votre démarche innovante est illustrée par un projet E+C- (bâtiment à énergie positive et réduction carbone) …
Driss Frid :
Oui il s’agit d’une maison de 140 m² labellisée E3C1. Pour nous, c’est un projet comme les autres. Nous sommes partis d’une feuille blanche et nous avons élaboré le plan avec nos clients : une maison de plain-pied en forme d’étoile avec un double garage et sur un terrain de 2300m². Pour la maçonnerie, nous avons opté pour le bloc Yong Compact 22,5 couplé avec une isolation de 100 mm en laine de verre. Nous avons aussi prévu une VMC double-flux. La seule différence avec nos maisons classiques, ce sont les 14 panneaux photovoltaïques que les clients souhaitaient. Les occupants pourront ainsi faire de la revente d’électricité et de l’autoconsommation. Ce mode constructif global prouve une fois de plus que nous savons faire des maisons performantes !

Ce référentiel E+C- doit servir d’expérimentation pour future réglementation énergétique. Quel regard portez-vous sur la RE2020 dont les contours vont prochainement être dévoilés ?
Driss Frid :
Le souci avec les nouvelles réglementations, c’est qu’elles élèvent les coûts. Avec la RT2005, puis la RT2012, les prix des maisons ont augmenté de 7 à 8%. Bientôt avec la RE2020, nous allons être obligés d’atteindre encore un certain niveau de performance qui risque d’augmenter encore les prix pour les particuliers. Il faut tout de même que les gens aient les moyens de faire construire. Quoi qu’il en soit, dans la perspective de la RE2020, il est certain que le béton cellulaire s’impose.

« Pour la mise en œuvre le béton cellulaire, c’est du Lego »

Au-delà des arguments énergétiques, quelle est la valeur ajoutée du béton cellulaire ?
Driss Frid :
Lorsque nous avons des clients face à nous, nous leur parlons toujours d’un investissement. Nous leur expliquons qu’il faut aussi penser à la revente. Avec une maison en béton cellulaire qui implique une faible consommation d’énergie, il bénéficie d’une étiquette énergétique très performante, la plus part de nos constructions sont en A, ce qui valorise le prix de la maison à la revente. Il y a là une vraie valeur ajoutée. Nous en parlons en toute connaissance de cause parce qu’Habitat libre, par le passé, a fait du moellon, de la brique ou encore du béton banché. Nous avons construit avec tous ces différents matériaux. Et avec le béton cellulaire, nous avons vraiment trouvé le bon mode constructif.

Projet de réalisation - Photo : Habitat Libre

Après 10 ans d’utilisation, vous avez acquis une bonne maîtrise du matériau…
Driss Frid :
Forcément, nous pouvons dire que nous maitrisons ce matériau. Nous comparons la mise en œuvre du béton cellulaire à du Lego ! Tous nos sous-traitants ont suivi une formation auprès des techniciens de Xella. Nous leur fournissons tous les outils, notamment pour la découpe, et cela fonctionne parfaitement. Nous avons donc des maçons compétents qui nous suivent depuis le début, ce qui nous permet aussi de réaliser tous types d’architecture pour nos constructions.

Quel conseil pouvez-vous donner à quelqu’un qui souhaite faire construire ?
Driss Frid :
Aujourd’hui, sur le marché, vous avez tous les niveaux de qualité et de fiabilité au niveau des constructeurs, des architectes ou de la maîtrise d’œuvre. Pour davantage de sérénité tout au long d’un projet, je conseille aux familles de passer en contrat de construction CCMI, loi de 1990. C’est la meilleure assurance qui existe pour les clients puisqu’elle inclut une garantie d’achèvement des travaux, la dommage-ouvrage, etc. C’est rassurant car quoi qu’il arrive, la maison sera forcément terminée…