Habitat libre, partenaire Ytong Inside : « Performances énergétiques et béton cellulaire sont notre marque de fabrique ! »

A la tête de l’entreprise de construction Habitat libre, Norbert Richard et Driss Frid, ont toujours eu la volonté de proposer à leurs clients des maisons très performantes sur le plan énergétique. Après avoir essayé d’autres matériaux à leurs débuts, ils ont vite été convaincus par les arguments du béton cellulaire. Aujourd’hui, sur le secteur de l’Ain, ils apparaissent comme des entrepreneurs innovants avec des maisons 100% sur-mesure et 100% béton cellulaire. Rencontre avec l’un des associés, Driss Frid.

Comment avez-vous réussi à positionner Habitat libre comme une entreprise innovante du secteur ?
Driss Frid :
Ce sont avant tout des convictions et une volonté commune : celle de proposer à nos clients le confort et la qualité. A la base, je suis un technicien du bâtiment et avec notre équipe, nous avons toujours recherché la performance énergétique. Il y a 10 ans, lorsqu’on était sous la RT2005, pour pouvoir atteindre un certain niveau de performance et sortir du lot par rapport à nos confrères constructeurs, il a fallu se démarquer et valoriser notre produit. C’est ce qui nous a menés à faire le choix du béton cellulaire. Aujourd’hui nous réalisons 35 à 40 maisons par an, toutes dans ce matériau, et sur le secteur, nous sommes les seuls. Cela veut dire que dans un lotissement, quand vous voyez une maison blanche, vous savez que c’est une maison Habitat libre… c’est devenu notre marque !

L’enjeu pour la construction : le coût de l’énergie

Sur quelle question centrale repose un projet de maison pour les futurs propriétaires ?
Driss Frid :
C’est clairement sur le coût de l’énergie car plus on avancera, plus ce coût sera cher. Opter pour un matériau qui permet de faire des économies d’énergie est un gros atout. Récemment, nous avons fait valoriser 2 maisons de 136 m² par EDF, l’une de plain-pied et l’autre à étage. Toutes énergies confondues, on atteint 520 euros de dépenses à l’année. De tels résultats nous permettent de valoriser le mode constructif et la maison elle-même. Quand un client voit ce que lui coûte l’énergie et ce que ça va lui coûter lorsqu’il aura construit avec un matériau comme le béton cellulaire, généralement, il se lance. Aujourd’hui, nous avons des clients qui reviennent nous voir pour un 2e ou un 3e projet…

L'équipe d’Habitat Libre - Driss Frid se trouve à droite

Justement, la sensibilité des clients est-elle de plus en plus importante autour de ces questions énergétiques ?
Driss Frid :
Non, ce n’est pas nouveau. Si on est passé il y a 10 ans au béton cellulaire, c’est qu’il y avait une demande. L’énergie coûtait déjà de plus en plus cher. Le fait de basculer à 100% sur ce matériau nous a permis de répondre à ce marché. Comme nous sommes un peu en avance sur d’autres confrères, nous savons que nous n’avons pas besoin de déguiser nos maisons, de rajouter absolument du photovoltaïque ou de la thermodynamique. Notre bâti est tellement performant que c’est un produit simple à construire. C’est devenu un vrai modèle économique.

Un projet de maison labellisée E3C1

Votre démarche innovante est illustrée par un projet E+C- (bâtiment à énergie positive et réduction carbone) …
Driss Frid :
Oui s’agit d’une maison de 140 m² labellisée E3C1. Pour nous, c’est un projet comme les autres. Nous sommes partis d’une feuille blanche et nous avons élaboré le plan avec le client : une maison de plain-pied en forme d’étoile avec un double garage et un peu de terrain. Pour la maçonnerie, nous avons opté pour le bloc Yong Compact 22,5 couplé avec une isolation de 100 mm en laine de verre. Nous avons aussi prévu une VMC double-flux. La seule différence avec nos maisons classiques, ce sont les 14 panneaux photovoltaïques. Les occupants pourront ainsi faire de la revente d’électricité et de l’autoconsommation. Ce mode constructif global prouve une fois de plus que nous savons faire des maisons performantes !

Ce référentiel E+C- doit servir d’expérimentation pour future réglementation énergétique. Quel regard portez-vous sur la RE2020 dont les contours vont prochainement être dévoilés ?
Driss Frid :
Le souci avec les nouvelles réglementations, c’est qu’elles élèvent les coûts. Avec la RT2005, puis la RT2012, les prix des maisons ont dû grimper de 7 à 8%. Bientôt avec la RE2020, nous allons être obligés d’atteindre encore un certain niveau de performance qui risque d’augmenter encore les prix pour les particuliers. Il faut quand même que les gens aient les moyens de faire construire. En tout cas, dans la perspective de la RE2020, il est certain que le béton cellulaire s’impose.

« Pour la mise en œuvre le béton cellulaire, c’est du Lego »

Au-delà des arguments énergétiques, quelle est la valeur ajoutée du béton cellulaire ?
Driss Frid :
Lorsque j’ai des clients en face de moi, je leur parle toujours d’un investissement. Je leur explique qu’il faut aussi penser à la revente. Avec une maison en béton cellulaire qui implique une faible consommation d’énergie, il y a beaucoup plus de possibilités de la revendre à un bon prix. Il y a là une vraie valeur ajoutée. J’en parle en toute connaissance de cause parce qu’Habitat libre, par le passé, a fait du moellon, de la brique ou encore du béton banché. On a un peu tout fait et avec le béton cellulaire, nous avons vraiment trouvé le bon mode constructif.

Projet de réalisation - Photo : Habitat Libre

Après 10 ans d’utilisation, vous avez acquis une bonne maîtrise du matériau…
Driss Frid :
Il faut dire que la mise en œuvre du béton cellulaire, c’est du Lego ! Tous nos sous-traitants ont suivi une formation auprès des techniciens de Xella. Nous leur fournissons tous les outils, notamment pour la découpe. Et cela fonctionne parfaitement. Parfois, sur certains chantiers, nous avons des plans particuliers, des formes un peu plus complexes, mais nous avons des maçons compétents qui nous suivent depuis le début et qui arrivent au résultat attendu.

Quel conseil pouvez-vous donner à quelqu’un qui souhaite faire construire ?
Driss Frid :
Aujourd’hui, sur le marché, il y a tous les niveaux de qualité et de fiabilité au niveau des constructeurs, des architectes ou de la maîtrise d’œuvre. Pour davantage de sérénité tout au long d’un projet, je conseille aux familles de passer un contrat de construction CCMI, loi de 1990. C’est la meilleure assurance qui existe puisqu’elle inclut une garantie d’achèvement des travaux, la dommage-ouvrage, etc. C’est une assurance que quoi qu’il arrive, la maison sera forcément terminée…