Partenaire Ytong Inside, Thierry Conjard co-gérant de Coopami : « Le béton cellulaire sinon rien ! »

Coopami est une jeune entreprise créée en décembre 2017 sur le modèle de la coopérative artisanale. A sa tête, trois co-gérants d’expérience, dont Thierry Conjard, un afficionado du béton cellulaire. Aujourd’hui comme dans les grandes années de l’entreprise pour laquelle il travaillait auparavant, c’est 100% béton cellulaire pour des maisons qui offrent à leurs clients un confort durable et des performances thermiques à la hauteur des futures réglementations. Rencontre avec un homme de conviction.

 

Quel est le parcours qui vous a mené jusqu’à l’aventure de la Coopami lancée il y a un peu plus d’un an ?

Thierry Conjard : Je suis l’ancien dirigeant d’une entreprise créée en 1995. Nous avons longtemps été l’un des plus gros clients de Xella et de la marque Ytong en région Rhône-Alpes. Je connaissais le matériau depuis bien plus longtemps puisque c’est mon père qui me l’avait fait découvrir lorsque j’avais 18 ans. Notre société s’est fait racheter par un groupe qui a choisi de délaisser le matériau. J’ai finalement dû partir de l’entreprise et quelques temps après, avec mes deux autres co-gérants, nous avons décidé de créer la Coopami, la Coopérative des Artisans de la Maison Individuelle. Depuis, c’est moi qui m’occupe de la partie commerciale, administrative et financière mais aussi du suivi de chantier. L’idée est de construire, non pas 50, mais 10 à 15 maisons par an, des maisons de qualité et conçues sur-mesure.

 

 

Aujourd’hui, vous ne vous posez plus de question, vous ne construisez plus qu’en béton cellulaire ?

Thierry Conjard : Oui ! Récemment, un client m’a fait comprendre qu’il préférait choisir de l’agglo pour des raisons financières. Je lui ai expliqué que c’était un très mauvais calcul et que je ne travaillais pas avec ce matériau. Je construis en béton cellulaire, sinon rien ! Après toute ces années d’expérience, je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux plus. Je ne veux pas tirer sur les prix. Quand la Coopami aura un peu plus d’ancienneté, les gens viendront naturellement, pour la qualité et pour des maçonneries en béton cellulaire. Avec ce matériau, je propose des maisons moyenne-gamme, haut-de-gamme. Aujourd’hui, je réponds essentiellement à de la demande de particuliers mais je ne m’interdis pas de me lancer sur des projets de petits collectifs ou de bâtiments tertiaires…

 

 

« A niveau de résistance thermique équivalent, le béton cellulaire n’est pas plus cher »

 

Vous dîtes ne pas tirer sur les prix, comment parvenez-vous à vous positionner par rapport à la concurrence ?

Thierry Conjard : A niveau de résistance thermique équivalent, le béton cellulaire n’est pas plus cher que d’autres produits. Aujourd’hui, je travaille avec du bloc de 250 mm et derrière, je mets 140 mm d’isolant. Cela permet d’avoir un R qui avoisine les 6 m².K/W. Ce qui veut dire que lorsque je fais mon calcul sur le mur en totalité, je suis bien placé au niveau des tarifs.

 

En matière de performances thermiques justement, quel est le bilan de vos maisons ?

Thierry Conjard : Aujourd’hui, je suis fier d’afficher que mes maisons sont entre 30 et 40% supérieures à la RT 2012. C’est à dire que quand la construction sera régie par la Réglementation Environnementale 2020, nos maisons correspondront déjà aux nouvelles exigences. Hélas, des gens continuent de construire des maisons en restant sur le minimum de la réglementation. Ils profitent du fait que beaucoup de clients ne sont pas encore suffisamment sensibilisés aux questions de thermiques et qu’ils recherchent avant tout le meilleur prix. Nous, nous avons fait le choix de la qualité et non de la quantité. Nous pouvons mettre en avant la durabilité de nos maisons.

 

Avec une température homogène toute l’année, ses clients restent « de bonne humeur ! »

 

Justement, vous avez abordé la RE 2020 qui se profile. Comment l’appréhendez-vous ?

Thierry Conjard : Dans la perspective de la RE 2020, avec le béton cellulaire et tous les autres choix que nous avons fait, je me dis que nous sommes dans le vrai. Aujourd’hui, la Coopami est une entreprise qui apporte des réponses satisfaisantes en matière environnementale et énergétique. J’attends de cette nouvelle réglementation, ce qui aurait dû être fait il y a 20 ans dans la maison individuelle en France. C’est comme les plastiques dans la Méditerranée, cela fait 20 ans qu’on le sait. Maintenant qu’il y en a partout, on réagit. Mais ce qui me gêne un peu dans la réglementation, c’est que certains font tous les efforts pour la respecter alors que d’autres cherchent à la contourner ou à y répondre seulement à minima et à moindre coût. Il faudrait des mesures incitatives, peut-être une baisse de la TVA lorsque les gens ont fait l’effort de rechercher les meilleures performances énergétiques…

 

De manière très concrète, comment présentez-vous l’argument thermique du béton cellulaire à vos clients ?

Thierry Conjard : C’est simple, cet été on a connu de grosses périodes de canicule. Je leur dis d’aller voir les maisons construites en béton cellulaire. Mes clients ont bénéficié des qualités thermiques du matériau couplées au système de rafraîchissement de leur plancher chauffant. Pendant les fortes chaleurs, ces propriétaires n’avaient pas plus de 24° chez eux. Ce sont des gens qui sont restés de bonne humeur parce qu’ils ont continué à bien dormir ! Ces questions de confort sont essentielles.

 

 

Le conseil de Thierry Conjard : « Attention le moins cher coûte le plus cher ! »

 

Quel est l’autre argument du matériau que vous aimez mettre en avant ?

Thierry Conjard : L’acoustique du béton cellulaire est aussi très intéressante. Le matériau protège très bien des bruits extérieurs. On peut même dire, qu’avec l’isolation qu’on propose, on a intérêt à avoir des fenêtres pour continuer à entendre un peu ce qui se passe dehors.

 

Et comment se passent vos chantiers ?

Thierry Conjard : Très bien ! J’ai un associé qui pose du béton cellulaire depuis 15 ans et il adore ça. Il est toujours ravi de mettre en œuvre ce matériau. Je n’ai donc aucun souci. C’est un produit qui est vraiment propre. Pour l’application, il n’y a aucune difficulté, c’est même plus rapide qu’avec du bloc béton ou de la brique.

 

Quel conseil donner à un porteur de projet ou une famille qui souhaite faire construire ?

Thierry Conjard : Je lui dirais que le moins cher coûte le plus cher ! Avec un gros constructeur lambda, pour la même maison, la même quantité de menuiseries, on est à 5 000 euros près, on se tient tous. Aujourd’hui, si vous devez payer 5 000 euros plus cher pour avoir de la qualité, réfléchissez sur 20 ans ce que cela représente en sachant que la consommation peut varier de 20% ! D’autant que votre maison sera plus facile à revendre. Le problème, c’est que la maison individuelle est devenue un bien de consommation comme un autre. Il y a 10 ans, l’énergie n’était pas chère. Mais maintenant, il faut investir sur des solutions qui vous permettront de consommer très peu…