Service technique Xella : convaincre par les chiffres des avantages du béton cellulaire !

Collaborateur Xella Vincent Sénéclauze Technique

Il est le support de la force commerciale du groupe Xella. Il est capable de justifier et de guider le choix des maitres d’ouvrage vers le béton cellulaire en s’adaptant aux contraintes de tous types d’ouvrage. Il doit connaitre sur le bout des doigts les normes et les réglementations en vigueur… il s’agit du service technique qui contribue largement au déploiement des solutions Ytong.
Découverte cette semaine de ce métier stratégique avec Vincent Sénéclauze, chargé de projet au national, au sein du groupe Xella depuis 15 ans…

Quel est le rôle du service technique chez Xella ?
Vincent Sénéclauze : Il s’agit d’étudier toutes les demandes techniques des entreprises, des maitres d’œuvre, etc… transmises par l’équipe commerciale pour des projets collectifs allant de 2 à 500 logements, des projets tertiaires ou coupe-feu. Je travaille en étroite collaboration avec les techniciens support, qui eux font le lien avec les clients sur le terrain.

Comment se déroule votre intervention technique ?
Vincent Sénéclauze :
J’examine tout d’abord les cahiers des charges des différents projets et ensuite je contacte les intervenants : les bureaux d’études (structure, thermique et acoustique), l’économiste, etc… L’objectif est de valider avec eux la conception et la proposition que nous allons faire avec nos solutions Ytong. 
On est parfois sur des projets en concurrence avec d’autres matériaux et pour lesquels nous proposons des variantes en béton cellulaire. Il faut alors justifier le produit que l’on va proposer auprès de cette équipe d’ingénierie.

Convaincu par le béton cellulaire et convainquant !

A titre personnel, vous qui défendez le béton cellulaire, comment vous décririez ce matériau ?
Vincent Sénéclauze :
Et bien d’abord, sachez, pour la petite histoire, que j’ai fait construire ma maison en béton cellulaire : c’est la meilleure preuve que je peux apporter pour montrer que je suis convaincu par ce produit ! Je trouve qu’il y a énormément d’avantages qui ne sont aujourd’hui pas suffisamment connus ou reconnus à leur juste valeur par l’ensemble des intervenants de la construction. Des avantages de mise en œuvre, de qualités thermiques, de confort de vie au quotidien… D’ailleurs parmi mes interlocuteurs, dès qu’il s’agit de thermiciens, je ressens immédiatement une attention particulière pour nos solutions.

Justement, quelles idées reçues combattez-vous auprès de vos interlocuteurs ?
Vincent Sénéclauze :
Ça va dépendre des projets, mais si on parle de bâtiments collectifs. Ce sont surtout des problématiques de mécanique. Justifier que le bloc de béton cellulaire va pouvoir supporter le nombre de niveaux prévus par le projet. 
Et au plan global, c’est la fragilité du produit la principale idée reçue à combattre. Le fait que sa mise en œuvre soit facile, qu’on puisse le couper avec des outils ordinaires, les gens pensent régulièrement qu’on peut pénétrer dans une maison en béton cellulaire avec une simple scie. 
C’est la perception qu’on peut rencontrer, mais on ne cesse de répéter qu’une fois que ces blocs sont mis en œuvre, cette maçonnerie est aussi résistante que toutes les autres (parpaings, briques, etc…) !

Intervenu sur les cloisons coupe-feu du tunnel TEO à Lyon

Convaincre, c’est le principal challenge de votre métier ?
Vincent Sénéclauze :
Exactement et je m’y emploie tous les jours.  Je suis en permanence sur une dizaine de projets simultanément (certains en phase de prescription et d’autres en exécution). Lorsqu’on me sollicite ce sont souvent pour des réponses ponctuelles parce qu’il y a un bureau d’études ou un bureau de contrôle qui est réticent ou qui émet un avis plutôt défavorable en disant qu’il faut une justification sur une valeur thermique, par exemple. Dans ces cas-là, il faut être très réactif et être capable de s’appuyer sur des calculs, sur des normes qui démontrent que les informations que l’on affiche ne sont pas seulement la parole du groupe Xella, mais bien conformes aux qualités du produit et aux réglementations.

Quels sont les projets les plus intéressants, les plus marquants sur lesquels vous avez eu à intervenir ?
Vincent Sénéclauze :
Sur les projets très récents, je peux citer le dimensionnement des cloisons coupe-feu dans le tunnel de TEO, le périphérique nord de Lyon, pour vous parler d’un dossier qui change un peu du bâtiment.
Sinon on peut mettre en avant des projets réalisés avec Kaufman & Broad ou avec Bouygues, des maitres d’ouvrage importants et réguliers avec lesquels on travaille.
Et puis je suis également intervenu dernièrement sur un projet de réhabilitation de 283 logements à Oullins qui comprend une réfection de façades, ce qui est particulier. Là, j’ai dû calculer la maçonnerie pour reprendre les efforts et donc dimensionner afin de faire des propositions au bureau d’études structure. Ça a fonctionné et le projet est en cours.

Quelles satisfactions vous apporte ce rôle au sein du groupe Xella ?
Vincent Sénéclauze :
La satisfaction tient vraiment au fait que je touche un peu à tout, que je suis multitâches ! Dans la même journée, je vais pouvoir parler de thermique avec un interlocuteur. 5 minutes après, évoquer la structure et échanger sur la mécanique avec un bureau d’études. Et dans la foulée, je vais proposer des détails d’exécution à une entreprise. Ce métier me permet de traiter toutes formes de demandes et c’est vraiment très riche.