Surélévation et extension urbaines : le béton cellulaire prend de la hauteur !

La densification urbaine entraine une mutation de l’architecture. Comment construire de nouveaux logements alors qu’il n’y a plus d’espace constructible libre dans les villes ? En surélevant les immeubles et en créant des extensions. Pour ce faire, il faut un matériau résistant, isolant et léger, permettant de répondre à toutes les contraintes de ce type de projet. Le béton cellulaire se pose comme une solution particulièrement adaptée.


Produire des logements dans les villes est de plus en plus compliqué et pourtant si nécessaire ! Pour venir à bout de l’étalement, la solution réside dans la surélévation et l’extension des bâtiments existants.
Dans ce contexte, Cimbéton a organisé en octobre un colloque et a soulevé cette question primordiale : sur quel matériau compter dans des projets d’élévation et d’extension en milieux urbains ? Cimbéton, qui a pour mission de faire connaitre les progrès techniques des ciments et des bétons dans tous les secteurs de la construction, a la réponse : le béton. Pourtant, on lui préfère bien souvent le bois ou le métal, considérés comme « légers » et dont les phases d’assemblage se font « à sec ».

Le béton comme alternative au bois et métal

Devant les ingénieurs, architectes et entrepreneurs présents à ce colloque, Philippe Pelletier président du Plan Bâtiment Durable, a expliqué qu’il existait des alternatives au bois et au métal et qu’il fallait s’ouvrir à d’autres matériaux. Il a en effet donné pour exemple une surélévation en bois type chalet sur un immeuble haussmannien… Difficilement imaginable et acceptable ! Le béton se pose alors comme une alternative pertinente, qui ne dénature pas et qui permet de conserver une cohérence architecturale avec le bâti existant. Pour Nathalie Tchang, présidente du bureau d’étude Tribu Energie « malgré des architectures très différentes, les structures béton que l'on retrouve lors des rénovations sont, en général, toujours intactes et très performantes. Il est donc idéal pour les réhabilitations et pour travailler dessus ».
Le béton en général, et le béton cellulaire Ytong en particulier, présentent de nombreux avantages dans le cadre de rénovation, surélévation ou extension en milieu urbain. Confort thermique été comme hiver, isolation acoustique, comportement face aux risques incendie et de sismicité, possibilités esthétiques... Et bien entendu sa durée de vie qui en fait un matériau durable par excellence.

Le béton cellulaire s’impose en ville

Dans ce type de projets, le béton s’envisage sous la forme du béton cellulaire. Parce qu’il est à la fois léger, très maniable, performant d’un point de vue thermique et mécanique.  A titre d’exemple, citons cet immeuble surélevé grâce au béton cellulaire Ytong à Levallois Perret. Un projet mené par l’architecte Vivien Séevagen qui explique : « Nous avons surélevé un petit immeuble au maximum de ses limites, à la fois physiques et financières. Les contraintes étaient maximales, avec un chantier en site urbain et occupé. »
Le passage de R+2 à R+4 s’est fait sans aucune reprise en sous-œuvre. Ce qui a motivé cet architecte dans le choix du matériau… Mais ce n’est pas le seul argument en faveur du béton cellulaire Ytong puisque sa mise en œuvre simplifiée « en remplissage d’une structure poteaux poutres coulée » était toute indiquée !

Dans le cadre d’une surélévation ou extension en ville, le choix du matériau doit être fait au regard de la structure primaire et des charges qu’elle peut supporter. « Il est nécessaire également de prendre en compte le fait qu’une augmentation de masse conduit forcément à l’augmentation des efforts sismiques et que des travaux de renforcement peuvent être nécessaires » renchérit Jean-Marc Weill, architecte-ingénieur associé du bureau d'études C&E Ingénierie.

Le béton cellulaire a de nombreux avantages et sa légèreté qui n’enlève rien à ses performances technique, notamment, en fait un matériau privilégié dans ce type de projet de construction/rénovation. Il permet d’envisager la ville autrement et de créer de l’espace supplémentaire, là où on ne l’attendait pas !