Worldskills 2019 : Xella soutient Vlad Croitoru, le champion de France de carrelage pour une épreuve sur béton cellulaire !

Les épreuves des Worldskills se déroulent actuellement à Kazan en Russie. Ces Olympiades des Métiers rassemblent près de 1 300 compétiteurs venus de 80 pays s’affrontant sur les pôles alimentation, automobile, numérique, végétal, ainsi que bâtiment. Dans la catégorie carrelage, la France est représentée par le champion national : Vlad Croitoru. Formé au BTP CFA Vendée, ce talentueux carreleur s’est minutieusement préparé à sa grande finale. Pour cette épreuve, le support sélectionné est le béton cellulaire. C’est pour cette raison, qu’il est soutenu par Xella France. Rencontre quelques jours avant l’épreuve avec le champion, ainsi qu’Olivier Méaulle, adjoint de direction technique du CFA…
 
Vlad, remontons le chemin qui vous mène aujourd’hui en finale des Worldskills…
Vlad Croitoru :
J’ai intégré le monde de la construction en commençant en 2014 par un CAP carreleur. J’ai ensuite réalisé un Brevet professionnel, et cette année, j’ai suivi en CAP plâtrerie. A 21 ans, je possède désormais les deux spécialités. Ce sont des métiers complémentaires dans lesquels je me réalise.
Olivier Méaulle : C’est quelqu’un de très talentueux. Il faut ajouter qu’il a été meilleur apprenti de France médaille d’or en carrelage. Et cette année, il a été meilleur apprenti de France médaille d’or en plâtrerie/cloison sèche !
 
 
Comment vous êtes-vous lancé dans cette aventure des Olympiades des Métiers ?
Vlad Croitoru
: En ayant participé au concours de meilleur apprenti de France à la fin de mon CAP, j’ai pris goût à la compétition. Par ailleurs, mon CFA est centre d’excellence en carrelage. J’ai donc vu d’autres candidats se préparer pour les autres éditions des Worldskills. Cela m’a donné envie d’être à leur place. J’ai alors franchi les différents échelons : départemental d’abord, régional en mars 2018 et national en décembre dernier. J’ai remporté chacune de ces étapes dans la catégorie carrelage. Une vraie satisfaction.
Olivier Méaulle : L’an passé, nous avions déjà Julien Martinet, également issu de notre CFA, qui a été médaille d’or aux Euroskills. Tout cela est le fruit d’une vraie culture de l’excellence. Nous parlons à nos étudiants des concours de meilleurs apprentis de France, des Euroskills et des Worldskills. Et lorsque l’on détecte quelqu’un qui présente d’aussi bonnes aptitudes que Vlad, nous l’encourageons et l’accompagnons.
 

22 heures d’épreuve pour une exigence au millimètre !

En quoi consiste l’épreuve de carrelage aux Worldskills ?
Vlad Croitoru :
C’est une épreuve de 22 heures étalée sur trois jours. Nous devons monter deux murs avec un retour sur une chape en pente où se trouvent deux marches et une partie de mur en 3D avec une niche. Il faut ensuite habiller l’ensemble de carrelage de la façon la plus propre et précise possible. Nous avons à notre disposition des plans relatifs à la structure ainsi qu’un calepinage. Il faut bien évidemment respecter l’ensemble des cotes. L’exigence est au millimètre.
 
Que savez-vous des carreaux que Vlad aura à utiliser ?
Olivier Méaulle :
Pas grand-chose à vrai dire ! Cela dépend beaucoup du pays organisateur. Le carreau russe n’est pas vendu en Europe. Vlad s’est donc entraîné avec les carreaux dont nous disposions. Mais il a tout de même réussi à se débrouiller pour avoir 4 ou 5 carreaux du marché russe pour voir la qualité des carreaux qu’il aura sans doute à travailler.
Vlad Croitoru : Généralement, ce sont tout de même des carreaux de taille standard de 15 cm sur 15 cm.
 

« Xella a joué le jeu en nous fournissant plusieurs palettes de matériau »

Ce que vous savez déjà, c’est que la pose se fait sur béton cellulaire…
Vlad Croitoru :
Oui, ce n’était pas le cas de la finale nationale. Là, nous l’avons su à l’avance. Cela nous a permis de nous entraîner avec le produit, de voir les différents points techniques, pour gagner du temps, faire de belles coupes et être le plus précis possible. Jusqu’ici, je n’avais qu’une petite expérience du matériau.
Olivier Méaulle : C’est important parce que la qualité du montage du support a une influence sur la pose de la faïence ou du sol. Il fallait absolument que Vlad maîtrise le béton cellulaire et c’est pour cela que nous avons fait appel à Xella.
 
Comment Xella vous accompagne ?
Olivier Méaulle :
C’est moi qui ai sollicité en expliquant le contexte et le groupe a joué le jeu en nous envoyant quelques palettes de produit. Avant la compétition, Vlad a pu réaliser plusieurs montages et a poursuivi son entrainement jusqu’au départ pour Kazan. Tout cela demande du temps, des moyens humains mais aussi des moyens en matériaux. Et Xella nous a aidés, nous les remercions encore. Grâce à cela, il n’a pas été nécessaire de se limiter dans les entraînements.
 

« Pour monter 8 m² de mur et 4 m² de sol, je suis passé de 6 heures à 4 heures »

Avez-vous eu besoin d’un accompagnement technique ?
Olivier Méaulle :
Non, parce que nos formateurs ont cette compétence. Avec la formation cloison sèche, nous connaissons le matériau. Et puis nous avons déjà été accompagnés par Xella sur notre secteur maçonnerie. Une a deux fois par an, une personne de l’entreprise vient faire une présentation des produits à nos apprentis. Le béton cellulaire est un matériau que nous apprécions et que nous valorisons au sein du CFA.
 
Et maintenant Vlad, êtes-vous à l’aise avec le matériau ?
Vlad Croitoru :
Au début, comme je ne connaissais pas très bien le béton cellulaire, j’avais une appréhension. Même si je dois dire qu’au sein de l’entreprise SA Noyer à Saint-Macaire-en-Mauges où je fais mon apprentissage et qui me soutient beaucoup, il y a deux personnes qui posent des cheminées et des poêles avec du béton cellulaire pour la résistance thermique. Et je suis parfois amené à poser du carrelage sur ce support. Mais une fois qu’on connaît la technique et qu’on l’a pratiquée plusieurs fois, c’est assez simple et cela va vite. Maintenant, je suis content parce que pour monter 8 m² de mur et 4 m² de sol, je suis passé de 6 heures à 4 heures ! On découpe les blocs à la scie alligator, assez facilement. Je trouve que le béton cellulaire est un produit solide et puis sa légèreté facilite la manutention.
 

« De grandes chances de réussir en Russie ! »

Pour carreler sur du béton cellulaire, à quoi faut-il veiller ?
Vlad Croitoru :
L’intérêt, c’est que ça sèche très vite. C’est un avantage au niveau du montage. Et ensuite pour les carreaux, ça incite à aller assez vite. Si on maîtrise bien le produit, on peut gagner du temps.
 
Qu’est-ce qui selon vous va faire la différence pour remporter le titre ?
Vlad Croitoru
: Il s’agit principalement de bien connaître les matériaux. Cela peut être un très gros avantage. Et il faut surtout beaucoup s’entraîner, c’est ce que j’ai fait en passant tout l’été au CFA.
Olivier Méaulle : Il faut aussi avoir une bonne maîtrise des outils. Dans la technique de pose, il faut parfois chercher le 100e de millimètre. Il faut aussi beaucoup de patience et de minutie. Et puis, il y a tout un travail de gestion du stress. Pour affronter ce marathon, il faut faire preuve d’une grande force mentale. Vlad a toutes ces qualités et a de grandes chances de réussir en Russie !