Idée reçue #7 : Le béton cellulaire fissure !

Une crainte légitime vient à l’esprit lorsqu’on se lance dans un projet de construction : « Ai-je choisi le bon matériau pour ma maison ? Comment va réagir ma maçonnerie ? »
Sur les forums, les échanges sur ce thème fleurissent et on peut parfois lire que le béton cellulaire présente des fissures. Un jugement un peu trop définitif. Car que ce soit les chiffres officiels, les comparaisons ou le process de production de ce matériau, tout montre que c’est bien une idée reçue !

 

Cette affirmation doit d’abord être confrontée à la réalité des chiffres. Est-ce que les ouvrages en béton cellulaire réalisés en France font apparaitre plus de fissures que ceux construits avec d’autres matériaux ?
Pour connaitre la réponse, il suffit de consulter les résultats de l’Observatoire de la Qualité de la Construction. Il est réalisé chaque année par l’AQC, l’Agence Qualité Construction qui regroupe les principales organisations professionnelles de la construction autour d’une même mission : prévenir les désordres dans le bâtiment et améliorer la qualité des bâtis.
Sur la période 2014-2016, le constat du « top des pathologies » dans les bâtiments ne fait pas apparaître de béton cellulaire. Preuve que ce matériau est moins exposé à ce problème que d’autres. Ce sont d’ailleurs les revêtements de sol et les charpentes qui sont à l’origine du plus grand nombre de désordres.

Tous les matériaux de construction peuvent fissurer !

Cela ne veut pas dire pour autant que le béton cellulaire est épargné par ce phénomène. En effet, tous les matériaux de construction fissurent. Alors intéressons-nous aux causes pour identifier les principaux points de vigilance : 
- La qualité du sol d’assise d’abord. 
Sous le poids de la maison ou du bâtiment, la maçonnerie peut travailler jusqu’à trouver son équilibre. Il est indispensable de réaliser une étude de sol afin de ne pas favoriser l’apparition de fissures.
- La qualité de la mise en œuvre ensuite. 
Le montage doit être réalisé en utilisant un mortier colle, un enduit de façade et des outils adaptés au matériau, et dans des conditions climatiques adéquates. Mais surtout, la construction doit s'effectuer selon les "règles de l'art" matérialisées en France par les DTU. Ces DTU (documents techniques unifiés) sont des normes françaises qui détaillent la bonne mise en œuvre de produits dans la construction.

Le béton cellulaire est un matériau sécurisant

Dernier point mais certainement le plus important, le béton cellulaire est un matériau hyper-maîtrisé. Les murs en blocs Ytong bénéficient de contrôles de production quotidiens. Ils sont produits suivant un cahier des charges strict et répondent aux normes NF. Leurs performances mécaniques et thermiques, ainsi que leurs dimensions, sont contrôlées en continue par un laboratoire indépendant. 
Les nombreux essais menés montrent que le béton cellulaire est plus sécurisant que les autres maçonneries car c’est un matériau plein et isotrope*. Son comportement mécanique se rapproche du béton armé et non des matériaux à cloisons comme le bloc béton ou la brique terre cuite qui présentent des points de faiblesse lorsqu’ils sont creux. 
Test à l’appui : lorsque l'on écrase un bloc de béton cellulaire on découvre 2 propriétés : 
- il est très résistant : de 350 T/m² à 550 T/m² de charge avant rupture suivant les recettes, soit 50 à 70 tonnes sur un bloc.
- le bloc n'est pas fragile : sa structure interne fait qu'il conserve de la résistance mécanique même fissuré, ce qui n'est pas le cas d’autres matériaux.

En conclusion, le béton cellulaire, de par ses propriétés et son processus de production, fissure moins que les autres, c’est prouvé. Et même si ça peut arriver, sa robustesse n’est en rien altérée. C’est rassurant !

*invariance des propriétés physique du béton cellulaire quel que soit le sens d’utilisation du bloc Ytong.